Profiter d’une piscine chez soi est un véritable luxe. Cependant, ce plaisir a un coût environnemental non négligeable qui se caractérise par la consommation excessive d’eau et d’énergie, l’utilisation de produits chimiques, etc.
Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pour réduire l’impact écologique de son bassin, que ce soit dès la conception ou au fil de l’entretien quotidien. Quelques choix simples permettent de profiter de sa piscine tout en réduisant son impact sur l’environnement.
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Bien choisir son type de piscine dès la construction
L’impact environnemental d’une piscine se joue en grande partie dès sa conception. En effet, le type de piscine que vous choisissez aura des répercussions durables sur votre empreinte environnementale.
La piscine naturelle est sans doute la solution la plus verte qui soit. Elle fonctionne sans produits chimiques, grâce à un système de filtration biologique composé de plantes aquatiques et de micro-organismes. L’eau est purifiée naturellement, comme dans un lac, et l’esthétique s’intègre parfaitement dans un jardin paysager.

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Si ce concept vous séduit, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des professionnels spécialisés comme à l’adresse www.piscinistes-associes.fr/magasins/piscines-services/, qui pourront vous orienter vers les options les mieux adaptées à votre terrain et à votre budget.
Si vous optez pour une piscine traditionnelle, pensez à choisir un bassin de taille raisonnée. Un volume d’eau plus faible représente moins d’énergie pour le chauffage et la filtration, moins d’eau à traiter et moins de produits consommés. Inutile de voir grand si votre usage reste familial et saisonnier.
Opter pour des matériaux durables et responsables
Le choix des matériaux de construction influe directement sur la durabilité de votre piscine et sur son impact environnemental global.
Dans ce contexte, le béton projeté est un des matériaux les plus plébiscités. Il est solide et durable et peut, lorsqu’il est bien entretenu, durer plusieurs décennies. Une piscine qui tient dans le temps, c’est moins de ressources consommées pour des travaux de rénovation ou de remplacement. À l’inverse, les piscines en kit plastique bon marché ont une durée de vie bien plus courte et génèrent des déchets difficilement recyclables.
En outre, les coques en polyester de qualité sont également une option intéressante. Leur surface lisse réduit l’accroche des algues, ce qui limite le recours aux traitements chimiques. Certains fabricants proposent désormais des coques fabriquées avec des matériaux partiellement recyclés.
Pour les revêtements intérieurs, les carrelages en grès cérame ou les enduits à base de matières naturelles sont à privilégier face aux liners PVC classiques. Ces derniers contiennent des plastifiants potentiellement nocifs et sont difficiles à recycler en fin de vie.
Réduire la consommation d’énergie
Une piscine nécessite le fonctionnement d’une pompe plusieurs heures par jour et parfois un système de chauffage énergivore. La facture électrique peut donc rapidement grimper. Plusieurs solutions permettent de limiter cette consommation.
Vous pouvez opter pour une pompe à chaleur qui est l’un des systèmes de chauffage les plus efficaces aujourd’hui. Pour 1 kWh d’électricité consommé, elle restitue en moyenne 4 à 5 kWh de chaleur. Couplée à des panneaux solaires, elle peut réduire significativement les coûts énergétiques et l’empreinte carbone.

De même, les pompes à vitesse variable constituent également un investissement judicieux. Contrairement aux pompes classiques qui tournent à plein régime en permanence, elles adaptent leur vitesse aux besoins réels du bassin et peuvent réduire la consommation électrique de filtration jusqu’à 50 %.
Enfin, la couverture de piscine est un allié trop souvent sous-estimé. Une bâche solaire ou un volet roulant limite l’évaporation (qui peut représenter jusqu’à 30 % des pertes d’eau), conserve la chaleur de l’eau et réduit la prolifération des algues.
Traiter l’eau avec des méthodes alternatives au chlore
Le chlore est le produit de traitement le plus répandu. Toutefois, il est irritant pour la peau et les yeux et génère des sous-produits potentiellement nocifs. Son impact sur l’environnement lors du rejet des eaux n’est pas neutre. Néanmoins, plusieurs alternatives existent. Ce sont entre autres :
- L’électrolyse au sel ;
- L’ozone ;
- Les ultraviolets (UV) ;
- La filtration au sable ou à la zéolite.
En effet, le système d’électrolyse au sel génère du chlore naturellement à partir du sel dissous dans l’eau. La concentration en chlore reste néanmoins faible et stable, ce qui est moins agressif pour les utilisateurs de la piscine comme pour l’environnement.
En outre, l’ozone est un gaz désinfectant très puissant qui traite l’eau efficacement et se dégrade rapidement, sans laisser de résidus chimiques. Il est souvent couplé à une petite dose de chlore résiduel. Les lampes UV quant à elles détruisent les bactéries et les algues sans aucun produit chimique. C’est une solution propre, économique à l’usage et de plus en plus accessible.
Par ailleurs, les médias filtrants comme le sable ou la zéolite améliorent la filtration et peuvent réduire les besoins en produits de traitement.
Gérer l’eau de façon responsable
L’eau est une ressource précieuse et une piscine peut en consommer des quantités importantes. Quelques réflexes simples permettent de limiter le gaspillage pour un usage plus écologique de sa piscine.

Il est par exemple conseillé de récupérer des eaux de pluie pour compléter le niveau du bassin en période sèche. Cela réduit ainsi la consommation d’eau de robinet. De même, évitez de vidanger complètement votre piscine chaque année. Ce n’est en général pas nécessaire si l’entretien est bien réalisé. Une vidange partielle (environ un tiers du volume) suffit dans la plupart des cas pour renouveler l’eau et corriger les déséquilibres chimiques. Pensez aussi à traiter les eaux usées avant le rejet.
Aménager adéquatement les alentours de la piscine
L’aménagement autour de la piscine peut lui aussi contribuer à réduire son impact environnemental. À cet effet, privilégiez une végétation adaptée autour du bassin. Des plantes locales peu gourmandes en eau limiteront les besoins en arrosage et attireront moins d’insectes vers le bassin.
Pour les terrasses et plages, choisissez des matériaux durables et locaux si possible. La pierre naturelle, le bois certifié FSC ou les dalles en béton recyclé sont de bonnes options face aux matériaux synthétiques à courte durée de vie.

